Les pendules de la nuit

Notre parole
n’appartient à personne.
Libérée de la Bible,
Elle troque sa démesure
pour un métronome.

Nos tombeaux sont sans usage
Perdus sans matricule
Dans une aventure
à la portée des limites du connu.

Retraçant chaque sentence
de la mâchoire automate,
Obscène et vertébrale
comme une vie à double tour
Soumise à la gravité de l’apparence.

Cherchant l’éternité dans la respiration des jours
qui finissent toujours dans le constat de la nuit.

Nos vérités en délire
A la recherche d’un futur.
Pour remettre à l’heure
les pendules de l’histoire.

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