La mer(e)

La mer caspienne
coule dans les rides de ma mère
Égale à elle comme un arbre sacré.

La ville est marquée
De ses pas en quête de vérité.
Elle défie ses cauchemars
Au risque de tout casser.

Ses pensées sont des remparts
Qui jugulent le désastre.
En bandes anarchiques.
Squattant notre pays.

Les armées n’osent l’affronter
Quand elle déchaîne ses éléments
Le soleil est sombre
Quand elle sommeille.

Ses paroles arrêtent le vent
Ses soupirs sont la rosée du matin.
Son souffle nombril du Nil
Est rivée au firmament.

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