Pour quelle victoire?

A voix basse,
des éclats de paroles...

En vrac des mots terrorisés,
enregistrés, diffusés
dans les ruines grandioses,
de ma télévision sans histoire
programmée pour s’autodétruire
dans la camisole urbaine
perturbée d’états d’urgence.

La geule de bois qui dégringole
Devant ce réel improvisé
à la merci d’un pouvoir
Des siècles et des hommes?

Qui va libérer nos sens
Du poids de l’arbitraire social
De la misère sédimentée.

De l’image débrouillée
qui trompe l’amour
sans fausser le pire.

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