Muses...

Sur ses lèvres,
Les mots de tous les jours
transmutés en proverbes
pour initier les hommes
aux rites de sa tragédie.

Sa parole délivrée
de la musique,
transplantée
sur la terre des Indiens
Aux milieux des sanglots
d'un cadavre exquis.

Chaque fois
qu'elle me regarde
je sens mon âme vacillée
au fond de son éternité
en attente d'un souffle
qui unit le verbe et la vie.

En péril

Les mythes passent et repassent
avec leurs cortèges tous azimuts,
insurrectionnels et bavards,
propres à casser notre sommeil de bois
pour renouveler le jour.

Complice du vécu
L’effroi qui ne cesse ...
Aux heures urgentes,
d’un pourrissement du ciel
oublier nos rêves en otage
à chaque instant remis à jour,
Pour guérir la gangrène!

Dans la lassitude des gestes
D'un quotidien au hasard
d'une dépression
d'un humour self-control,
d'une politesse ironique
de dandy post-moderne
poseur à la voix rouillée,
débitant monocorde
tout une litanie de codes.

Qui n’est pas en péril?

Ce qui se passera
Sera!

Mythique

Notre anatomie magique
falsifiée par la foudre,
Pour accomplir le péché originel

Face à cette vie secrète,
Entre l’espoir et le boudoir
d'une géographie plurielle.

Nos têtes fragiles
Laissées à la porte des cités
En retard d’une histoire.

Face à face lézardé,
agitées des bruits du futur
aux yeux de la tragédie.

Pour quelle victoire?

A voix basse,
des éclats de paroles...

En vrac des mots terrorisés,
enregistrés, diffusés
dans les ruines grandioses,
de ma télévision sans histoire
programmée pour s’autodétruire
dans la camisole urbaine
perturbée d’états d’urgence.

La geule de bois qui dégringole
Devant ce réel improvisé
à la merci d’un pouvoir
Des siècles et des hommes?

Qui va libérer nos sens
Du poids de l’arbitraire social
De la misère sédimentée.

De l’image débrouillée
qui trompe l’amour
sans fausser le pire.

Spy-Ritual

De nos rites dévoyés
dans l’anarchie des sacrifices,
De mes veines sans mirages
Tirer le sang pour une absolution.

Aux secrets de nos ancêtres
transformés en épicentre
d’un drame cosmique
Que la dérive refuse
Aux désirs.

Est-ce la dent vagabonde?
d’un vampire fou
qui respire mes méninges?
Ou la nuit organisée
de convergences
qui impose son verdict.